IA & GRC

IA et GRC : passer du chatbot à l’IA intégrée aux processus

Intégrez l’IA à vos processus GRC

Analysez, préparez et fiabilisez vos activités GRC avec l’IA Iskera.

Betrand Rubio

Auteur de l'article

Il ne suffit pas d’un chatbot pour révolutionner la GRC.

L’intelligence artificielle s’installe rapidement dans les métiers de la gouvernance, des risques et de la conformité. Résumer un document, rechercher une information ou préparer une synthèse fait déjà gagner du temps aux équipes.

Mais la véritable évolution commence lorsque l’IA ne fonctionne plus à côté des processus GRC, mais directement dans les activités de gestion des risques, de contrôle interne, d’audit ou de conformité.

L’enjeu n’est donc pas seulement de disposer d’une IA capable de répondre. Il faut lui donner le bon contexte, au bon moment, dans le bon processus.

 

L’IA appliquée à la GRC : quels cas d'usage ?

L’IA appliquée à la GRC désigne l’utilisation de technologies d’intelligence artificielle pour assister les équipes dans leurs activités de gouvernance, gestion des risques, contrôle interne, audit et conformité.

Elle peut notamment être utilisée pour :

  • analyser des données ou des documents,
  • rechercher et rapprocher des informations,
  • préparer des synthèses,
  • identifier des incohérences,
  • proposer des plans d’action,
  • assister la rédaction de rapports,
  • détecter des tendances ou des signaux à analyser.

L’enjeu n’est cependant pas simplement de connecter un modèle d’IA à une plateforme.

Pour devenir réellement utile, l’intelligence artificielle doit comprendre le contexte dans lequel l’utilisateur travaille.

 

Pourquoi les chatbots ne suffisent pas en GRC

Un assistant conversationnel peut produire rapidement une synthèse ou répondre à une question.

Mais il ignore généralement une grande partie du contexte métier.

Lorsqu’un responsable contrôle interne évalue un contrôle, par exemple, plusieurs éléments doivent être pris en compte : le risque couvert, les résultats précédents, les preuves disponibles, les incidents associés ou encore les actions déjà ouvertes.

Même logique pour un auditeur qui analyse une recommandation ou pour un Risk Manager qui prépare une revue de risque.

Une information isolée apporte rarement suffisamment de contexte.

C’est l’une des particularités de la GRC : les données sont liées entre elles.

Un risque peut être relié à des contrôles, des incidents, des recommandations d’audit, des indicateurs, des obligations ou des plans d’action.

Pour être pertinente, l’IA doit pouvoir exploiter ces relations.

IA GRC

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L'IA intégrée aux workflows GRC : en quoi cela change la donne ?

Une IA intégrée intervient directement dans une étape du processus métier. Elle dispose alors du contexte nécessaire pour comprendre ce que l’utilisateur est en train de faire et proposer une assistance adaptée.

On passe ainsi de : « Posez une question à l’IA » à : « L’IA vous assiste directement dans cette étape du processus. »

Cette évolution répond également à une tendance observée dans l’audit interne. En 2026, Gartner indique que 93 % des responsables d’audit interrogés utilisent déjà l’IA à un certain niveau, mais seulement 38 % disposent d’une stratégie IA. Les usages restent encore largement concentrés sur des tâches ponctuelles, telles que la préparation de missions, la rédaction de constats ou la relecture.

La question n’est donc plus seulement celle de l’adoption. Elle devient : comment intégrer l’IA dans les processus pour qu’elle apporte une valeur métier réelle ?

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Trois exemples d’IA appliquée aux processus GRC

Cette approche a notamment été présentée par Iskera lors de l’IIA Luxembourg Annual Conference, le 8 octobre 2026, à travers plusieurs cas d’usage concrets de l’IA appliquée à l’audit interne et aux processus GRC.

Iskera IIA

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1. Contrôle interne : fiabiliser les évaluations

Lorsqu’un responsable évalue un contrôle, l’IA peut analyser plusieurs éléments simultanément :

  • la description du contrôle,
  • le niveau d’évaluation sélectionné,
  • le commentaire saisi,
  • les éléments de preuve fournis,
  • l’historique disponible.

Elle peut alors signaler une incohérence ou une justification insuffisante avant la consolidation de l’évaluation.

L’objectif n’est pas de décider à la place du responsable de contrôle. Il est de renforcer la qualité et la cohérence des informations dès leur saisie.

 

2. Audit interne : faciliter la revue des plans d’action

Après une recommandation d’audit, l’IA peut analyser le plan d’action proposé et vérifier sa cohérence avec le constat ou la recommandation initiale.

Elle peut par exemple identifier :

  • une réponse incomplète,
  • une action trop imprécise,
  • un élément de la recommandation non couvert,
  • une action similaire déjà présente dans un autre dispositif.

L’auditeur reste responsable de sa conclusion, mais dispose d’une première analyse pour concentrer son temps sur la revue et le jugement professionnel.

 

3. Gestion des risques : préparer les revues de risque

Lors d’une revue périodique, le Risk Manager doit souvent agréger des informations dispersées.

L’IA peut rapprocher :

  • incidents récents,
  • résultats des contrôles,
  • constats d’audit,
  • indicateurs,
  • plans d’action,
  • historique des évaluations.

Elle peut ensuite préparer une synthèse des évolutions importantes et mettre en évidence les éléments qui nécessitent une analyse.

Le professionnel ne démarre plus avec une page blanche, mais avec un contexte déjà structuré.

Ces usages correspondent d’ailleurs aux tendances observées dans le marché des SIGR. Dans son Panorama SIGR 2026, l’AMRAE souligne notamment le potentiel de l’IA pour la cartographie des risques, la prévention, l’audit interne, le contrôle interne et l’analyse de données. 95 % des éditeurs interrogés identifient également l’amélioration de l’analyse qualitative comme l’un des principaux objectifs de l’IA intégrée aux SIGR.

IA GRC

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Des données reliées rendent l’IA plus pertinente

L’efficacité d’une IA GRC dépend donc fortement de la qualité du contexte auquel elle peut accéder.

Dans une plateforme intégrée, les informations ne sont pas de simples documents indépendants.

Le risque, le contrôle qui contribue à le maîtriser, l’incident qui révèle une faiblesse, la recommandation d’audit qui en découle et le plan d’action associé peuvent être reliés.

L’IA peut exploiter ces relations pour restituer une information plus pertinente.

Cette capacité ouvre la voie à une logique de Risk Intelligence : utiliser les données déjà produites par les activités GRC pour mieux comprendre une situation, identifier les évolutions importantes et faciliter la prise de décision.

IA GRC

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Quelles conditions pour intégrer l’IA dans une plateforme GRC ?

Ajouter un modèle d’intelligence artificielle ne suffit pas. Une IA réellement intégrée doit notamment pouvoir :

  • accéder uniquement aux informations pertinentes,
  • comprendre les relations entre les objets GRC,
  • respecter les droits et rôles utilisateurs,
  • intervenir au bon moment dans un workflow,
  • conserver la trace des analyses ou propositions générées,
  • permettre à l’utilisateur de vérifier, modifier ou rejeter le résultat.

La question de la gouvernance devient donc aussi importante que celle des performances du modèle.

Elle prend d’autant plus d’importance que 52 % des responsables d’audit interne européens placent désormais la disruption digitale, les nouvelles technologies et l’IA parmi leurs cinq principaux risques, selon Risk in Focus 2027. Ce sujet est passé de la troisième à la deuxième place des risques identifiés.

 

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Human in the loop : l’IA assiste, le professionnel décide

Toutes les décisions GRC n’ont pas vocation à être automatisées.

Évaluer un risque, juger de l’efficacité d’un contrôle, accepter une recommandation ou déterminer si une action est suffisante peut engager fortement l’organisation.

La question n’est donc pas de maximiser l’autonomie de l’IA.

Il faut déterminer clairement : ce qu’elle peut analyser, ce qu’elle peut proposer, ce qu’elle peut automatiser et ce qui doit être validé par un professionnel.

Chez Iskera, ce principe peut se résumer ainsi : L’IA prépare. Vos équipes décident. La plateforme trace.

IA GRC

Cette approche permet de bénéficier des capacités de l’intelligence artificielle tout en conservant la maîtrise des décisions et leur explicabilité.

 

Une seule IA pour tous les usages ? Pas nécessairement

Tous les cas d’usage ne présentent pas les mêmes contraintes. Certains nécessitent un raisonnement complexe et beaucoup de contexte. D’autres privilégient la rapidité, le coût, la souveraineté des données ou l’utilisation d'un modèle déjà validé par l'organisation.

Une architecture GRC moderne doit donc pouvoir adapter le modèle utilisé au besoin métier.

Iskera s'appuie dans cette logique sur une approche multi-modèles, afin d'utiliser le modèle adapté au cas d'usage et aux exigences de l'organisation.

 

Comment Iskera intègre l’IA dans les processus GRC

L’approche d’Iskera consiste à faire de l’intelligence artificielle une capacité transverse de la plateforme plutôt qu’une fonctionnalité isolée.

Elle repose notamment sur :

  • des usages intégrés directement aux workflows métiers,
  • une IA capable d’exploiter le contexte de la plateforme,
  • une architecture multi-modèles,
  • des fonctions d’administration et de supervision,
  • des mécanismes de gouvernance et de traçabilité,
  • une validation humaine lorsque la décision l’exige.

 

L’objectif reste simple : réduire le temps consacré à rechercher, consolider ou reformuler l’information pour en consacrer davantage à son analyse.

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L’avenir de l’IA dans la GRC ne se jouera pas dans un chatbot de plus. Il se jouera dans sa capacité à comprendre le contexte, à s’intégrer aux processus et à agir de manière gouvernée.

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Betrand Rubio

Auteur de l'article

Fort de plus de 16 ans d’expérience en Risk Consulting chez EY, Bertrand Rubio accompagne depuis de nombreuses années la transformation des fonctions risques, audit, conformité et contrôle interne, avec un focus particulier sur la technologie et l’intelligence artificielle.

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